D-day : la bataille de Cergy !
« Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone ». Allongé sur mon lit ce dimanche midi, une petite voix dans ma tête répète ces quelques vers de Paul Verlaine. Légèrement souffrant depuis l'aube, je sais pourtant que l'heure a sonné : c'est le jour J !
Depuis quelques semaines, les séances s’enchainent et la fatigue se fait sentir. Surtout au niveau du genou. La jambe n’est manifestement pas suffisamment musclée. Mais une seule chose m’importe : répondre présent le jour J. Celui-ci a lieu dimanche 14 janvier à l’occasion des championnats de cross du Val d’Oise.
Le théâtre des opérations : le bois de Cergy. C’est ici sur « mes terres » où je m’entraine avec mes troupes que sera lancée l’offensive. A 14h35 précisément. Nous sommes une poignée de vétérans de l’EACPA à être aptes au combat. Coup de pétard, l’assaut est donné. Les séniors, qui sont aussi de la bataille, jouent les éclaireurs. Mon plan d’exécution est simple : bien partir pour être bien positionné. Après un premier petit tour de chauffe, place maintenant aux trois grandes boucles.
Si les conditions météo sont bonnes, les suites des opérations se révèlent beaucoup plus difficiles que prévu pour certains. Pour d’autres, c’est carrément le jour le plus long ! Plusieurs côtes sont à gravir. Chaque mètre conquis s’apparente à une victoire. Moi, je reste concentré sur mon allure. Je laisse filer François Cuinas-Gil (dossard 1348) de l’EACPA mais garde en ligne de mire Olivier Brion (dossard 1245) que je rattrape peu à peu avant de le dépasser.
Dans le dernier hectomètre, j’accélère, galvanisé par les supporters présents tout au long du parcours. Dans la dernière ligne droite, je lance une ultime contre-attaque pour finir dans les derniers mètres juste devant François…
Le jour J, minutieusement préparé par le club, a été une réussite tant individuelle que collective. Mais je reste lucide : ce n’était qu’une première bataille. D’autres nous attendent, à commencer par les championnats régionaux à Draveil. Et là, il ne faudra pas se faire débarquer !



