Pascale Rignol : la petite cergypontaine qui monte !
Elle est arrivée à l'EACPA sur la pointe des pieds. De nature timide, elle se livre peu. Mais peu importe car ses résultats parlent pour elle ! Elle ne court que depuis trois ans mais, déjà, notre vétérane Pascale Rignole enchaîne les performances.
Elle nous livre ici ses petits secrets ! ;-)
Plus jeune, tu étais sportive ?
J’ai pratiqué la danse pendant plusieurs années comme beaucoup de filles. Puis à l’adolescence, je me suis mise à l’aviron parce qu’il y avait un club à côté de la maison et que mes frère et sœur y étaient inscrits. J’en ai fait quelques années et j'ai participé à quelques compétitions.
C’est d’ailleurs à ce moment-là que tu découvres la course à pied…
Oui, tout à fait. Aux entrainements, nous avions des séances de footing une fois par semaine et le cross des rameurs en décembre. C’est là que j’ai découvert le plaisir de courir. J’étais déjà plus rapide que toutes les filles, alors je faisais les séances avec les garçons !
Pourquoi ne pas avoir franchi le pas à ce moment-là ?
Je ne sais pas trop. Et puis il y a eu les études, et aussi les enfants qui m’ont pris beaucoup de mon temps. Une année, alors que j’étudiais à Bordeaux, on m’a lancé un défi : courir le cross pharmacie dans les vignes de Pauillac ! Moi qui relève toujours les défis, j’ai bien évidemment participé à cette course. On avait le choix entre 4 ou 8km…. J’ai gagné le 8 ! Mais cela n’a pas été plus loin.
Alors comment t’es-tu finalement lancée ?
En 2014, j’ai connu une année un peu compliquée sur les plans personnel et professionnel. La course à pied a alors été un exutoire dans lequel je me suis jetée à corps perdu. Je me suis mise à courir tous les jours 15km. Et plus je courrais, plus j’aimais courir ! Je me suis alors dit : pourquoi ne pas tenter de courir en club pour voir ce que je vaux vraiment ?
Tu as alors trouvé refuge à l’EACPA…
Oui, c’était en septembre 2015. De nature très timide, j’étais au départ très impressionnée par le groupe et j’ai eu un peu de mal à m’intégrer. Aujourd’hui je m’y sens très bien, j’apprécie chaque personne et j’aime beaucoup l’entraide qu’il peut y avoir entre nous. Mes bons résultats sont aussi liés à l’implication du groupe dans les objectifs de chacun.
Puisque tu parles de résultats, tu as franchi un cap ces derniers mois. Comment l’expliques-tu ?
Je globalise l’entraînement. La course à pied, ce n’est pas seulement mettre ses chaussures et courir ; c’est plus complexe. Beaucoup de paramètres entrent en jeu : l’alimentation, le sommeil, la musculation, les soins kiné ou ostéo qui me permettent de régler toutes les petites tensions dès qu’elles apparaissent, pour ne pas qu’elles deviennent des blessures, et d’autres petites choses encore. Pour moi la course à pied est devenue un art de vivre !
Un art de vivre que tu sembles bien concilier avec ta vie perso et pro…
Sur le plan professionnel, mon travail me permet de condenser ma semaine sur 3 jours et demi. Ce qui me laisse du temps pour courir. Dans ma vie personnelle, j’ai la chance d’être entourée de personnes qui me soutiennent. Même si elles ne comprennent pas toujours, elles me laissent être qui je suis.
Peut-être aussi par ce qu’ils ont compris ce que t’apportait la course à pied…
Absolument. Il faut dire que courir m’a permis de beaucoup apprendre sur moi-même. D’ailleurs, j’aime beaucoup cette phrase qui résume parfaitement ce que m’a apporté ce sport : « la course à pied ne forge pas le caractère, elle le révèle ».
Ses records
1500 m : 5’27
3000m : 12’07 (une seule course)
10km: 41’17’’
Semi-marathon : 1h30’31





